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LE RÊVE
SE CONTENTE DE DEUX RONDINS, D'UNE CHEVILLE ET DE TROIS
MÈTRES DE FICELLE. LA SOLIDITÉ ET L'ESTHÉTIQUE,
ELLES, RÉCLAMENT EN PLUS UN PEU D'EXPÉRIENCE.
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ASSEMBLER DES RONDINS
:
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SANS CORDES
NI FICELLES
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méthode du
"froissartage"
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> La technique du froissartage vient de Michel
Froissart, responsable Scouts de France qui, après
avoir partagé la vie des agriculteurs et des bûcherons,
l'a mise au point dans les années trente. C'est l'art de
réaliser des constructions au moyen d'assemblages en bois
travaillé avec un outillage simple. Le froissartage, au
sens strict, préfère, aux clous et à la ficelle,
les chevilles, les boulons et les écrous.
> Dans les assemblages réalisés en
froissartage, les pièces de bois ne sont, en général,
pas interchangeables (telle pièce ne peut aller qu'à
tel endroit); il est donc utile de prendre l'habitude de marquer
les différentes pièces de bois afin qu'au montage
chacune d'elles prenne sa place sans risque d'erreur.



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Exemples
traditionnels de marques |
Exemples
inhabituels de marques |
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- Avantages de l'établi froissart
- > Il se fabrique sur le lieu du
chantier.
- > Il se réalise rapidement.
- > Il permet d'expérimenter
les techniques de base du froissartage avant de se lancer dans
des installations plus importantes.
- > Il immobilise les pièces
à travaiIler, donc il rend le travail à la fois
plus précis et plus efficace.
- > Il assure une bonne manipulation
des outils et améliore donc la sécurité.
- > Il peut être utilisé
par plusieurs personnes à la fois.
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- C'est un travail de froissartage élémentaire
qui assure l'encastrement de deux rondins :
- - Positionner les deux rondins l'un
sur l'autre.
- - Tracer sur le rondin "reçu"
le passage exact du rondin "receveur" et inversement.
- - Scier suivant ces traits jusqu'au
tiers (ou la moitié) du rondin.
- - Enlever, au ciseau à bois ou
à la hachette avec un maillet, copeau après copeau,
la partie entre les deux traits de scie.
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| Les
mi-bois s'effectuent souvent à l'extrémité
des rondins |
Il
est préférable de faire des entailles peu profondes
; les deux pièces ne sont plus sur le même plan
mais elles ont davantage de force.
- Les deux zones en
contact doivent être parfaitement planes et l'emboîtement
le plus rigoureux posible pour éviter le jeu.
- L'assemblage est
complété par la pose d'une cheville, d'une tige
filetée ou d'un boulon (penser aux rondelles avant de
placer les écrous) ou d'un tire-fond.
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C'est une surface aplanie rapidement
à la hachette ou à la plane. Il permet de préparer
l'assemblage de deux rondins, sans qu'ils roulent l'un sur l'autre,
quand le temps manque pour réaliser un mi-bois ou que
le côté provisoire de l'installation ne nécessite
pas une résistance importante.
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Le
méplat se réalise sur un billot. La hachette travaille
verticalement et toujours au même endroit, c'est le morceau
de bois qui tourne.
- L'entaille doit être
assez longue pour que la surface plane soit suffisamment importante.
- S'il faut deux méplats
(un de chaque côté de la pièce), vérifier
régulièrement qu'ils sont bien sur le même
plan.
- Pour fignoler, prendre
la hachette près du fer afin d'assurer le geste.
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C'est le mode d'assemblage le plus utilisé
en froissartage. On perce un trou (mortaise) sur un rondin avec
une tarière et on taille, sur un autre rondin, avec une
hachette et une plane, une pointe légèrement conique
(tenon) qui viendra s'emboîter dans la mortaise.
Le principe du tenon et de la mortaise
décrit ici ne s'applique qu'à des assemblages perpendiculaires.
> Mortaise ouverte
- - Percer, de part en part et bien perpendiculairement,
le premier rondin avec une tarière dont le diamètre
n'est pas supérieur au tiers de celui du rondin.
- - Tailler le tenon à la hachette
puis à la plane.
- - Commencer tous les traits de plane
sur la même ligne formant ainsi le col du tenon.
- - Ajuster le tenon devenu presque cylindrique
à la mortaise en pensant à le laisser dépasser
légèrement du rondin mortaisé.
- - Entailler le sommet du tenon d'un
trait de scie pour y placer un coin.
- - Placer un coin en bois dur perpendiculaire
ment au fil du bois de la mortaise (afin d'éviter l'éclatement)
et l'enfoncer à l'aide d'un maillet.
> Mortaise borgne.
Lorsqu'il
n'est pas envisageable, pour des raisons d'esthétique
ou de taille de bois, de réaliser une mortaise ouverte
(traversant de part en part le rondin), il est toujours possible
de confectionner une mortaise borgne. La profondeur de cette
mortaise borgne sera toutefois suffisante pour assurer un maximum
de solidité a l'assemblage. |
> Mortaise plate.
Les assemblages avec tenons et mortaises
plats sont utiles pour éviter que le bois ne tourne sur
lui-même et pour réaliser des installations réclamant
une forte rigidité.
La mortaise est réalisée
en perçant plusieurs trous les uns à côté
des autres et en les reliant grâce à un ciseau à
bois.
Cet assemblage peut être bloqué
par un coin ou par une cheville fixée dans un trou pratiqué
sur la partie visible du tenon plat après son emboitement
dans la mortaise. (voir plus loin)
- Lorsque le coin est
remplacé par une cheville qui traverse le tenon de part
en part à la sortie de la mortaise, l'assemblage est démontable
à volonté.
- Dans le cas d'un
assemblage démontable, prévoir un tenon suffisamment
long pour recevoir la cheville.
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- BANC
FORESTIER :
- Réalisation
d'un assemblage mettant en application le seul principe du tenon
et de la mortaise.
- Un livre
à découvrir et à redécouvrir:
- "FROISSARTAGE"
- de Michel
Froissart (1891 - 1946),
- publié
aux Editions "Chiron" et aux Éditions "Les
Presses d'Ile de France
-
- La réédition
de cet ouvrage - dans sa version originale - veut répondre
à la demande des jeunes qui aiment vivre dans la nature.
En effet s'installer, dans le respect de la forêt avec
un minimum d'outils, demande de maîtriser quelques techniques.
Dès 1936, Michel Froissart les avait mises à la
portée des jeunes. Il leur montra comment, avec quelques
outils et un peu d'astuce, ils pourraient réaliser en
pleine nature, sans clou ni ficelle, des installations qui tiendraient
au moins le temps d'un camp. Connaissant la valeur de la forêt,
il leur apprit à préserver son développement.
Éducateur, Michel Froissart voyait toute la richesse d'un
travail d'équipe pour créer, inventer, réaliser
un projet concret et s'en servir pour une vie plus conviviale
: une vie que l'on fait ensemble, plutôt que celle qu'on
subit seul au sein d'une société de consommation.
Extrait de
l'avant-propos de l'ouvrage rédigé par Dominique,
le fils de Michel Froissart.
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Si un assemblage peut se passer de fixation,
il est inutile de lui en imposer une par principe.
De plus, il faut se souvenir que les coins
et les chevilles fixés dans du bois vert sont provisoires.
Au fur et à mesure que le bois va sécher, il sera
nécessaire de réajuster l'ensemble de ces fixations.
> Le coin
- Amorcer
le logement du coin en pratiquant une fente sur la tète
du tenon d'un coup de ciseau à bois ou d'un trait de scie.
- - Orienter cette fente de telle sorte
qu'elle soit perpendiculaire au sens des fibres du bois de la
mortaise afin d'éviter l'éclatement.
- - Tailler un coin dans un morceau de
bois dur.
- - Enfoncer le coin à l'aide d'un
maillet.
- - Mettre un coin plus important si,
par la suite, le tenon venait à diminuer de volume.
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Coin pour mortaise
borgne
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> La cheville
- Percer les deux
rondins à assembler (le diamètre du trou ne dépassant
pas le quart du diamètre des rondins).
- - Tailler une cheville, de façon
légèrement conique, de telle sorte qu'elle occupe
au mieux le trou effectué précédemment.
- - Opter pour une cheville en bois dur,
sec et écorcé.
- - Enfoncer la cheville au maillet sans
forcer afin d'éviter l'éclatement.
- - Scier le bout de cheville qui dépasse.
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- Percer verticalement
et ajuster la cheville
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- Cheville ronde
- sur assemblage
mi-bois
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- Cheville légèrement
carrée
- sur assemblage
tenon/mortaise fixe
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- Cheville demi-ronde
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- Assemblage tenon/mortaise
démontable:
- - Prévoir un
tenon plus long.
- - Mettre en place l'assemblage.
- - Tracer un repère
à l'endroit précis où le tenon débouche
de la mortaise.
- - Démonter l'assemblage
et percer à cheval sur le repère effectué
précédemment.
- - Donner à la
cheville une forme demi-ronde.
- - Remonter l'assemblage
et enfoncer la cheville de telle sorte qu'elle oblige le tenon
à bien prendre sa place dans la mortaise.
- - Sortir, lors des démontages,
la cheville par un léger coup de maillet.
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Fixation
par boulon et tige filetée |
- > Ne pas frapper le filetage avec
un marteau.
- > Placer des rondelles.
- > Couper et chanfreiner les bouts
de tige.
- > Éviter de faire travailler
le boulon ou la tige en porte-à-faux: lorsque la surface
de frottement de deux rondins l'un contre l'autre (sans méplat)
n'est pas assez importante, tout l'effort de torsion repose sur
le boulon ou la tige.
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- Fixation par tire-fond
- Graisser les parties filetées
avant l'emploi.
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- Fixation par clous et pointes
- > Plus solide qu'une cheville, le
clou résiste cependant moins aux phénomènes
d'arrachement et de jeu qui ne manqueront pas de se produire
entre deux pièces en bois clouées luné à
l'autre.
- > Pour être efficace, le clou
doit transpercer les deux pièces et être recourbé
à son extrémité. Se souvenir également
que, dans le bois vert, la rouille attaque le clou.
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> Assemblage bout à
bout.
Ci-après quatre techniques possibles,
présentant des difficultés croissantes, pour joindre
deux pièces de bois dans le prolongement l'une de l'autre.
> Assemblage par
enfourchement
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 - Percer un trou
à l'endroit souhaité pour être le fond de
l'enfourchement.
- Scier dans le sens de la longueur jusqu'à
atteindre le trou.
- Ajuster au ciseau à bois.
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> Assemblage en
queue d'aronde.
Cet assemblage solide évite le
recours à la tarière. Plus difficile à réaliser,
il réclame de la précision et donc plus de temps.
> Assemblage de
trois pièces d'angle.
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Facile à réaliser, ce système
a l'inconvénient de fragiliser la construction. Il sera
nécessaire de renforcer le tout par des contreventements
et d'alléger les charges sur les traverses horizontales
par des rondins supplémentaires.
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> Assemblage avec
contreventement.
Lorsque des assemblages sont soumis à
des compressions importantes ou à des forces telles que
le vent, les contreventements sont indispensables. Il s'agit de
pièces en bois qui sont fixées en biais dans l'angle
d'un assemblage.
Le contreventement devient solidaire des
deux autres pièces par la réalisation soit d'encoches
à sifflet soit de mortaises en biais

- Un avant trou, fait
avec une petite mèche, facilitera la réalisation
des mortaises obliques, mais il ne faut pas oublier que les trois
pièces doivent être emboîtées simultanément.
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Le tabouret forestier
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le banc de veillée (avec
dossier)
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Le calvaire :
Réalisation
d'un assemblage spécial réclamant un ajustement
minutieux.
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"L'homme à bras levé"
(1,83 m), déterminé par Charles-Edouard Jeanneret
dit Le Corbusier (1887-1965), est en même temps une notion
philosophique et une représentation de la réalité
permettant d'apprécier ses dimensions.
Cet homme fournit, aux points déterminants
de l'espace (le plexus solaire : 1,13 m du sol, la tête
: 1,83 m, l'extrémité des doigts 2,26 m), trois
intervalles qui engendrent une série de sections idéales
pour envisager les dimensions des constructions humaines.
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| La hauteur
des installations : A partir du principe du modulor,
on peut établir approximativement la hauteur des installations. |
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- Pour un maximum d'efficacité
et de sécurité, les auvents sont tendus à
2,25 m du sol.
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